Everything Is Borrowed

13 Sep

Je ne sais pas si je peux me considérer comme une vraie fan de The Streets, car, il est vrai que je ne suis pas bilingue et quand il s’agit de hip-hop il est plus que nécessaire de comprendre ce qu’a voulu dire le bonhomme. (Je sais, il y a Lacoccinelle.net mais bon ils ne peuvent pas être plus rapide que la sortie officielle de l’album). La seconde raison est que je n’aime pas les 3 précédemment albums également ; le deuxième et le troisième reste beaucoup moins attrayant que le génialissime Original Pirate Material.Mais qu’importe je parlerais comme telle! Everything Is Borrowed est le 4eme album de The Streets(alias Mike Skinner). Il est de coutume que le 4eme album soit décisif pour un artiste (comme le 2 et le 3eme d’ailleurs….mais oublions ce détail) comme un certain “Elephant” ou “Viva La vida“…Ce 4eme album se révèle être un grand mets de la musique anglaise. Une mélange de poésie, de groove(oui, j’ose), une bonne dose pop/rock, un Hip-Hop roi, un soupçon de RnB tout ça saupoudrée de la couche de talent qui caractérise si bien ce cher Mike Skinner. Bref, trêve de bavardage commençons.

On commence avec le titre éponyme “Everything Is Borrowed“, c’est quelque chose de magnifique, que l’on ne peux pas décrire avec des mots. Chacun chante “I came to this world with nothing, and I leave with nothing but love, everything else is just borrowed“, on imagine parfaitement Mike sur scene, évoquant le public à chanter avec lui, la foule est en transe, lui en est ému….moment parfait. Autant vous dire, que Mike nous offre là l’introduction à un album duquel on attend déjà beaucoup…passons à la suivante pour voir. Les premières minutes de “Heaven For The Weather” ressemble étrangement à “Stay Put” des Blood Arms, on passe vite à une ambiance plus Brighton façon Fatboy Slim. On pourrait presque incruster le refrain à une pub M&M sans le coté péjoratif (attendez, Jack White à bien fait de la Pub pour Coca…deux fois.)C’est joyeux, entrainant, on sourit, on voit la vie en multicolore..la vie est chouette avec Mike. L’album reste jusqu’à ce point sans faute mais… Intro au piano terrifiante : Vitaa! Sors de cette album!!Mais, OUF,le rythme change,I Love You More (Than you like me) peut enfin commencer,un petit coté jazzy montre le bout de son nez, Mike fait son entrée otut en finesse. Les Chœurs résonnent lors du refrain, élevant la chanson à un niveau hors norme de qualité, rivalisant tous les Weak Become Heroes, It’s Too Late et autres Chef d’œuvres de The Streets. Le coté Jazz est se dévoile maintenant au grand jour avec un somptueux solo de -je ne sais quoi d’ailleurs- , Le refrain reviens en boucle, avec la batterie en plus. Une des plus belles chansons de l’album, une des plus belles de The Streets… On enchaine avec la chanson qui “dépote grave” ,c’est à dire, “The Way Of The Dodo.”(soit devenir obsolète selon wiki)rien de has been ici, je vous rassure. Il s’agit bien là d’un bon rap à l’américaine avec ce rythme nonchalant. Un titre assez sombre,donc , sans fioriture mise à part les chœurs toujours présent.  La prononciation de “The Dodo” est sympathique….remarque complètement inutile….désolé. Une ballade telle que On The Flip Of A Coin” à le don de nous calmer. C’est jolie, assez décaler de toute ce que l’on peut entendre de nos jours. Des vagues de guitare nous donne quelques frissons, des sérénades aux violoncelles nous font sentir encore une fois que The Streets est hors toute comparaison. On The Flip Of A Coin est pour moi intimant lié à On The Edge Of A Cliff, comme si c’était sa suite logique, par le titre..par l’esprit, enfin je ne sais pas. Le début est un peu pop façon Elton John. la continuité est rap, puis on repasse au rock, puis tout se mélange, on n’arrive même plus à classer The Streets dans un style bien précis. Le refrain est beau, même sublime (comme d’habitude,je dirais). Ça se finit vite, bien trop vite…Oh!D’un coup votre tête fait la poule sur  “Never Give In“, je ne vous mentirais pas, je l’ai un peu trop écouté. C’est un peu bateau je trouve, pas mauvais du tout, hein?! C’est juste que l’on pourrait attendre beaucoup mieux. Mais qu’importe on ne crache pas dessus, c’est tout de même un  beau morceau. J’ai eu du mal avec “The Sherry End“, au début du moins. Là je commence à reconnaitre qu’elle est plutôt sympa, l’instru est cool, les effets rajoutés également. “Alleged Legends” est un peu comme un morceau d’Alif Tree, c’est planant mais sans tomber dans le plan-plan. Quelques chose de piquant, presque irritant(pas dans le sens propre du terme)…comme si la voix de Mike Skinner était une sorte d’invocation…..bon ok je divague…”The Strongest Person I Know” est une petite ballade ou Mike se risque à une petite montée dans les aigu assez mignon, assez faux aussi, mais on s’en fout quand il s’agit de LA jolie chansonnette de l’album.The Escapist“, soit LE single de The Streets, Un sublime morceau…parfait pour conclure, je pense que ca se passe de commentaire.

The Streets, souvent accusé d’avoir viré dans le “commercial” avec son troisième album The Hardest Way To Make an Easy Living(2006) revient en force avec un sublime album, haut en couleur. Comme le dit si bien Mike Skinner, cette album émet “une énergie positive” qui remplit vos cœurs d’un souffle de vie insoupçonnée. Çà semble con à dire comme ça mais les sentiments que l’on ressent lors de l’écoute de cette album suffisent. (et la je me rend bien compte que je me ridiculise encore plus). The Streets nous montre encore une fois, qu’il n’appartient à aucun style bien précis, ni Hip-Hop, ni Rock, ni Pop, ni même Trip Hop(auquel on l’associe souvent). Si vous voulez le voir en live, il passera le 11 novembre à L’Elysée-Montmartre. A savoir aussi que Mike Skinner a pris la décision d’arrêter son projet The Streets avec son 5eme album,qu’il annonce d’ors et déjà plus sombre. En attendant, “Everything Is Borrowed” est là pour assouvir nos besoins Streetiens, en espérant que vous avez éprouver le même plaisir que moi à l’écoute/Lecture de cette album.

Je me rend bien compte que pour faire une critique correcte d’un album de The Streets il faudrait au moins connaitre le sens de la chanson (et connaitre un peut plus ses règles de grammaire française aussi…). Ainsi, je tiens a signalé qu’il ne s’agit pas vraiment d’une critique mais plus de mon avis sur l’album.

A genoux devant cette album, Axeley

Everything is Borrwed Track listing

1. “Everything Is Borrowed”
2. “Heaven For the Weather”
3. “I Love You More (Than You Like Me)”
4. “Just Thought of Something”
5. “On the Flip of a Coin”
6. “The Sherry End”
7. “Alleged Legends”
8. “What are Chances of That Like?”
9. “When That Day Will Be”
10. “Further Away”
11. “Strongest Person I Know”
12. “The Escapist”

Une partie en écoute sur son myspace.

Voir aussi CA

Vidéo : »Everything Is Borrowed« 

« The Escapist« 

« Love You More« 

The Streets :

  • Original Pirate Material(2002)
  • A Grand Don’t Come For Free(2004)
  • The Hardest Way To Make an Easy Living(2006)
  • Everything Is Borrowed(2008)


Publicités

Une Réponse to “Everything Is Borrowed”

  1. Willa novembre 11, 2008 à 2:40 #

    Thanks for writing this.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :