Chairlift/Women.

25 Fév

18h. Je prends le train, en compagnie de Charlotte et Julie, puis nous empruntons le métro 2, symbole à lui seul de la Maroquinerie. La cote est intense et l’impatience du concert ne me gagne toujours pas. Ayant oublier d’une. De retirer mes places à la Fnac . Et de deux. De prendre mon billet(oublie vite rectifié). J’avais déjà un peu honte, de ne pas aimer suffisamment Charlift et Women. Chairlift m’avait, tout de même, beaucoup impressionner sur le magnifique album « … ». Quant à Women, l’écoute sur myspace m’avait un peu laissé de marbre sans non plus être repoussant. Nous arrivons comme d’habitude en avance. J’ai cette horrible de manie de vouloir être devant, alors qu’en fin de compte, on se retrouve toujours devant quelque soit l’heure à laquelle on arrive. Quand on veut on peut et, le pire, c’est qu’on y arrive à chaque fois. Bref, dans tous les cas, on attend 19h30, un peu mollasson, toujours pas d’excitation pré-concert. Tant pis. Nous nous installons tranquillement sur les devants de la scène, notre place habituelle je dirais. Attendons encore. J’ai même l’audace d’abandonner ma place pour aller aux toilettes, une révolution pour moi lors d’un concert. Moi, qui me scotchais à mon carrée d’espace vitale au péril de ma vie. Mon acharnement est bien moindre ces derniers temps et je sens que ca ira en empirant. Toujours est-il que Women rentre sur scène assez rapidement.

20h environ. Women groupe canadien au langage incompréhensible pour la française de base que je suis qui ne comprend l’anglais qu’à partir des cassettes audio apple pie lvl6. Cependant, il est vrai que ce n’est pas bien important car ces petits canadiens ne sont pas spécialement bavards. Ils proposent un set plutôt bon. La plupart du temps on frôle l’expérimental mais gardant le cap vers le rock. Le chanteur, toutefois, ne fait pas de démonstratio3302568793_cfd0d62efbn remarquable ; sa voix est assez commune et ont finis par ne plus l’entendre la plupart du temps. Oui, car le son est limite insupportable par moment. J’hésite entre les balances et la musique en elle-même. Mais m’apercevant de la peine du chanteur à se faire entendre (chanteur ressemblant étrangement à Jonathan Rhys-Meyer…surement les oreilles), le choix fut pris. Le batteur se montra très bizarre, tel un Ian Curtis ressuscité. Le guitariste ou la force tranquille, empoigna sa guitare avec ses doigts agiles et nous démontre tout son talent dans bon nombre de leur composition. Le bassiste placé au centre se fait un peu plus sobre mais accomplie des enchainements, ma foi, « donneur de plaisir ».Women est sans conteste un très bon groupe avec de bons musiciens (malgré mon incultisme de la pratique musicale, je le sens) et quelques bonnes mélodies. Ils créent une ambiance bien particulière au sein de la Maroquinerie, comme si certains instants retenaient en suspend le public. Malgré une très bonne prestation, la fin (soit là où les groupes se disent que c’est la fête et explosent)fut interminable, je sentais mes oreilles me lâcher petit à petit…Ils finissent et partent sous des applaudissements honorables, apparemment pas si mécontent que ça. Bien sur, le public a été extrêmement mou du genou, s’en fut presque déprimant. Mes oreilles bourdonnent et je suis, dès lors, presque sourde. Je me dis, que je n’aurais pas du me mettre devant, j’aurais du faire comme tout le monde au plein milieu de la salle…mais non, ce fameux attrait de la scène m’empêche tout pas en arrière. Court moment de pause avant Chailift, nouvelle tête d’affiche de cette soirée du festival « les nuits de alligator », Deerhunter ayant annulé un mois plutôt.

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21h.Chairlift entre en scène. Ils entament « Ceiling » avec une sérénité déconcertante. On observe alors avec ce trio harmonieux ; la jolie chanteuse au synthétiseur, le batteur et son air mgmtéen et le guitariste au faux-air de Ben des Kyo. Ils enchainent l’excellent « Garbage ». Le set se muscle quelque peu et la vivacité de la chanteuse nous donne envie de nous investir encore plus dans le rythme de la chose. « Home » se révèle sublime en live. « Bruises » soit l’une des chansons de l’année, est en live un merveilleux atout tubesque. Les éclairages oranges et vert sucrent les jolies accords de basse qui vous donne le sourire. On s’enthousiasme alors, on chante avec la chanteuse « I try to do handstand for you » me faisant presque regretter de ne pas avoir ramener des ballons pour mettre un peu d’ambiance dans la salle qui ne connaissait manifestement aucune chansons des Chairlift (et ni des Women d’ailleurs). Le guitariste dévoile sa voix suave qui efface, alors, à jamais, toute ressemblance avec le mec des Kyo. Le titre est une parfaite réussite, sans jamais tomber dans le recopié d’album, ils restent assez fidèle à la version d’origine. Vient alors « Earing Down », un frisson me vient lorsque les deux voix se mêlent, il en résulte une harmonie totale. Les tubes continuent à déferler sur la Maroquinerie avec le sublime avec « FSH » en français s’il vous plait! La mayonnaise prend et le public commence vraiment à accrocher. « Evident Ustensil » est un monument. On prend plaisir à chanter « How hard must I try » accompagnant les « ouh ouh » ainsi que les « doudouloudoudou » de la fin. Là encore une sublime chanson. Ils finissent avec « Planet Health » de quoi calmer les esprits..I’m feeling great… Le public applaudis. Pas de quoi provoquer un rappel improviser mais c’est marqué là, devant nous, ils feront deux autres chansons. Je fais un petit « ouww »qui se répercute sur le public (ouai, là on se sent puissant!:D). Ils reviennent alors avec non pas deux, mais trois chansons. Je reconnus « Somewhere About Me » plus éclatante que jamais et deux autres qui sont peut-être dans l’album mais qui ne m’ont manifestement pas marqué. La chanteuse nous rappelle avec une français parfait qu’il y à un After quelque part. Ils partent alors après environ 1h de set. Les Chairlift me font un peu penser aux M83 par moment avec leur instrumental assez recherchée, bien que bien moins chargé d’émotion. La voix de la chanteuse (nom) est tout simplement remarquable, un véritable plaisir même pour moi à qui les voix féminines me laissent de marbre. Accordée avec la voix du guitariste , on voit la vie autrement. Toutefois, (c’est surement mon goût très prononcé pour les tubes qui me fait dire ça), certaines musiques passent assez mollement et manquent de riff/mélodie tube pour nous entrainer avec. Mais en somme, je pense que Chairlift mérite au moins un bataclan et complet, s’il vous plait. C’est un bon groupe, je ne dirais pas que c’est un « à voir » mais soyez sur que vous passerez un bon moment.

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On ressort de la flèche d’or heureux en tout point et ma foi comblé par les deux prestations de bon niveau. Mais, allez savoir pourquoi, je suis blasée. Pourtant, les blasés, dans les concerts, c’est la pire espèce qu’il puisse exister, ils devraient tous être bannis! Mais je ne sais pas, il manque toujours un petit quelques chose qui rend la chose exceptionnelle, unique. Peut-être est-ce que je vais trop dans de petits concerts où personne ne connait vraiment le groupe. Peut-être que les concerts ne font plus rien..à jamais. Je deviens une frigide….merde.

Pix : Ici

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