Foals @Trabendo [15/04/10]

17 Avr

Je viens de relire ma review du concert des Foals d’il y 2 ans. Cela faisait à peine une semaine que j’écoutais Antidotes, j’étais vraiment bête : « Je ne sais pas s’ils seront encore là dans 10ans mais tant qu’ils sont dans le coin profitez en. « Antidotes » multipliés par 10 = JOUISSIF !« . Je ne sais toujours pas si ils seront là dans 10 ans, mais après le concert de ce soir, je pense qu’ils le méritent amplement. En fait, en me rappelant du premier Trabendo, je me rend vraiment compte à quel point, les Foals ont changé. Leur présence sur scène est passé de l’autisme geek à un groupe qui a une parfaite maitrise de son espace, un groupe bien dans ses baskets en fait.  Les nouvelles chansons (sur lesquelles je reviendrais un peu plus tard) s’incrustent parfaitement à la setlist et lui donne une profondeur inestimable. (et une longévité :  passé de 45min à 1h de set, c’est notable). Les Foals ont changé ; Ils ont décidé d’accentuer le coté Red Socks Pugie plutôt que l’efficacité personnifié de Cassius. Personnellement, je trouve que c’est une excellente chose. Comme si,  c’était une continuité logique, si évident que personne ne peut le nier.

La première partie, assurée par The Invisible, fut une véritable réussite.  Un groupe  mystico-ambiant-electro, vraiment doué et proposant des morceaux bricolés  avec soin. En fait, c’est assez impressionnant,  je n’aurais pas cru possible qu’une première partie puisse être une aussi belle découverte(avec Kissogram et The New Wine évidemment ). Bref, de vrais pro, je ne peux que vous conseiller d’écouter par vous même ces petits gars là.

Les Foals rentrent en scène vers 21h, la foule s’agite, se tortille dans tous les sens. Total Life Forever servira d’introduction. Je ne la connaissais pas du tout, donc j’admets avoir mis du temps à accrocher. Cassius remets tout le monde en place. Je n’arriverai jamais à comprendre pourquoi ils la font si tôt, peut-être pour nous chauffer à blanc. Dans tous les cas, ça a marché. Le Trabendo est maintenant dégoulinant de sueur, de bière et autres. Ils enchainent avec Olympic Airways. Morceau que, finalement, j’apprécie de moins en moins mais d’une efficacité scénique indiscutable. Là, où les choses sérieuses commencent, c’est bien sur lorsque les premières notes  de Miami se font entendre. J’avais lu une critique de cette chanson, la qualifiant d’entêtante mais faible. Pour être franche, je crois que ce fut l’une des plus grandes émotions de ce concert. C’est comme si on découvrait enfin le nouveau visage des Foals, qui reste, quoi que l’on en dise, familier. Un frisson par ci par là, et on sourit béatement. Miami faible? Vraiment pas pour moi. Ils glissent, ensuite, l’implacable Balloons. Malheureusement, pas de ballons pour ce soir, les ayant oubliés(inexcusable, je sais bien). La foule reprend le contrôle de la fosse. Tout devient plus violent, plus intense…meilleur. Blue Blood, encore une nouvelle, est elle aussi, très très efficace. Finalement, je n’ai pas la sensation que les Foals se soit si éloigné d’Antidotes mise à part dans le chant. Oui, le chant. Autant dire que Yannis s’est pris pour Robert Smith, la ressemblance était presque effrayante. Malheureusement, je n’ai pas trouvé ça très très juste, bien que du rock juste  ne serait que de la pop… Le nouveau single This Orient, que je trouvait très moyen ici, est en fait, quelque chose de vraiment énorme en live. Une sorte de boule d’énergie supersonic s’étalant vitesse V, projetant des ondes sonores aux 4 coins de ton cerveau. La sensation est folle, on se croirait dans un monde parallèle. Ça doit être par là, que j’ai compris que je n’étais qu’une groupie sur-dosée aux Foals. En fait, je crois que c’est Spanish Sahara qui me permettra de conclure un peu plus tard dans cet review, que les Foals sont officiellement devenu l’un de mes groupes favoris. J’attendais beaucoup de Spanish Sahara, car il faut bien le dire, la version studio avait mis la barre bien haut. Finalement, je ne fus pas si impressionnée, contente de constater que c’était aussi beau en vrai, mais j’attendais certainement à quelque chose d’encore plus…voilà. Red Socks Pugie rétablie Antidotes en mettre de cérémonie. L’émotion est multiplié par 100. Des percutions à vous en faire chialer. Je vous parlais de la voix toute à l’heure de la voix, mais Red Socks Pugie est le genre de morceau des Foals qui vous font penser que c’est vraiment l’instrument qui vous fait tant vibrer, le math-rock ne serait pas né sans ces guitares de dingues et ces solos de batterie, de basse. Bref, j’aime. Electric Bloom où quand le set prend des allures de rassemblement sectaire, tout le monde récite son mantra avec une concentration presque surnaturelle. Elle marque également la fin de ce concert.

Il reviendront assez vite avec l’incontournable The French Open et enchaineront avec l’impossible, le dévastateur, la bête, Two Steps Twice. Un espèce de gros défouloir géant. On aurait presque des tendances masochistes à vouloir se défoncer dans ce pogo géant. « Papada papada papaa ». La fin relevait de la science fiction. Je sors de là, à moitié défoncé, comme un drogué après un fix, j’en perds mon pass navigo, mais les grèves n’attendent pas, il est temps de courir attraper mon ultime train.

En somme, vous l’aurez sans doute devinez, le 15 avril 2010 au Trabendo, c’était un concert de dingue. Une sorte de furie dans vos têtes. Les Foals ont grandis si vite, que je me sens presque larguée. Je viens de comprendre que jusque là, je ne savais pas vraiment pourquoi j’accrochais tant avec ce groupe, maintenant, j’ai crois avoir saisi le fond de la chose. Cet espèce de magma en continuel fusion, c’est juste la Vie. (Oui, cela m’a vraiment plus. Et oui, je deviens vite niaise quand quelque chose m’a vraiment plus.). J’ai lu pas mal d’avis sur ce concert, je ne suis pas sur qu’on n’arrive tous à ce mettre d’accord. Dans mon cas, je suis plus que conquise. C’était les Foals, l’un de mes groupes préférés.

Setlist

Total Life Forever
Cassius
Olympic Airways
Miami
Balloons
Blue Blood
This Orient
Spanish Sahara
Red Socks Pugie
Electric Bloom
—-
The French Open
Two Steps, Twice


[Youtube=http://www.youtube.com/watch?v=9Y6W_tmEMEw]

Pour les photos remercions SOV

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