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Ready To Start

7 Juil

Plus le temps passe, plus je me dis que la musique ne fut qu’un long délire d’adolescente en mal de sensation forte car au bout de ces 3/4 ans de passion, de dévouement aveugle, je me rends compte que je suis arrivée à saturation. J’en ai marre de toutes ces musiques qui en réalité ne servent à rien, de tous ces remix tous aussi ignobles les uns que les autres qui sous prétexte d’un  auteur connu sont considéré comme du « bon son ». Bizarrement, je crois que c’est l’enchainement récent  de deux concerts qui m’a fait réalisé dans quel merdier je me trouvais.

Dead Weather @Batalcan 30 juin. La chaleur du Bataclan est tout simplement insupportable, ma grippe n’arrange rien (si vous êtes contaminé c’est moi.). La première partie Cavaliers, bien que supportable, s’éternise tandis que notre seuil de tolérance est réduit à zéro par ce climat tropical. Heureusement, les Dead Weather ne tardent pas à arriver. Le décor-oeil bleu un peu Neverwinter Night (Noté la brillante référence)- est installé, les Dead Weather s’installent. On remarquera vite que le public est largement composé d’hommes…de grands hommes et tous au premier rang. Du coup, c’est un peu la guerre pour trouver un angle de vue acceptable. Après quelques rebondissements, le public se calme et tout devient mou. Je me rend compte que mise à part You Just Can’t Win (complètement remodelé pour l’occasion) et The Difference Between Us, le concert des Dead Weather sonne incroyablement creux. Moi, qui avait tant adoré leur deux albums, je suis alors forcée de constater que ce ne fut qu’une façade. VV sur-joue un peu moins que pour les Kills (étrangement) mais reste très peu crédible. Jack White, toujours un peu pète gueule, réjouira toujours les fans par sa seule présence (compris moi). Jack Lawrence, toujours aussi efficace mais totalement discrédité par cette saleté de moustache. Puis, au final, ce n’est que Dean Fertita, qui était la grande inconnue pour moi, qui marquera vraiment ce concert. Au final, j’en sors deux fois plus malade, déçue, trahis, suante, faible… Malgré quelques bons moments indéniables, je ne peux qu’être en colère et me demander : à quand le prochain White Stripes?!

Arcade Fire @ Casino de Paris 5 juillet. Quand on a autant écouté un groupe, qui plus est à une période difficile de sa vie (sortez les violons), on ne peut qu’imaginer leur concert comme la fin de sa vie. J’ai éloigné cette idée du mieux que j’ai pu, car pire que d’être blasé, être déçu par les Arcade Fire serait, en effet, la fin de ma vie. C’est avec un flegme irréprochable que j’arrive au Casino de Paris, dans les 19h. Il y a déjà pas mal de monde et les gens ayant des pré-ventes m’ont l’air de bien galérer. mais vu que ce n’est pas mon cas, je rentre, m’insère dans la fosse au 10eme rang par là, à droite. Il faudra toutefois attendre 20h30 pour que les lumières s’éteignent et que la troupe des Arcade Fire arrivent enfin. Ils entament Ready To Start et l’on sent déjà leur énergie légendaire propulsée à travers un public chaud bouillant. S’en suivront une autre nouvelle puis le combo imbattable Laïka/No Cars Go/Haïti. J’ai un peu de mal à me mettre vraiment en condition mais les Arcade Fire, ne laisse personne indifférent et malgré ma réticence d’être blasé, je ne peux pas résister longtemps. Les nouveaux titres passent superbement bien et promettent un excellent album (je pense surtout à Ready To Start, Used To Wait, The Suburbs…enfin toutes je crois). Je l’avoue, je n’ai pas été éblouie par ce concert ; je n’aurais pas pu de toute manière avec toutes les espérances que j’avais en eux. Ce fut pourtant un excellent concert qu’aura donné les Arcade Fire ce soir là. Digne de leur réputation.

Loin de moi l’idée de comparer ces deux groupes, j’ai pu néanmoins me rendre compte que je faisais fausse route. J’ai longtemps été embarqué dans toutes sortes de mouvements musicales (et je continuerais certainement), en trouvant un petit truc à aimer, même si c’est souvent ridicule. J’en ai un peu marre, ce dont j’ai envie c’est de me gaver de Arcade Fire toute la journée, écouter quelque chose d’agréable et construit, quelque chose qui me parle. Un jour, j’y arriverais certainement.

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Setlist Dead Weather :

Jawbreaker
60 ft Tall
Hang You From The Heavens
You Just Can’t Win
I Cut Like A Buffalo
So Far From Your Weapon
No Horse
The Difference Between Us
I’m Mad
Hustle And Cuss
Blue Blood Blues
Will There Be Enough Water

Rappel :
Die By The Drop
Treat Me Like Your Mother

Setlist Arcade Fire :

Pour les vidéos c’est ici.

Les photos

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Jónsi (+Glasser) @ Bataclan (07/06/10)

8 Juin

Nous arrivons sur le coup des 19h, assez tôt pour se dégoter une relative bonne place en fosse. On sent déjà l’ignoble chaleur nous rougir. Il n’a pas fallu longtemps pour voir apparaître la première partie Glasser. Un groupe assez sympa composé d’un bonhomme au clavier (à l’instrumentale disons) et une dame vêtue d’un grand drap rouge.  Leur musique a de faux airs de Joanna Newsom, Bjork ou encore Fever Ray. On rentre tout doucement dans leur univers un peu « Nature & Découvertes », ma foi, toujours plus prenant au fil des chansons. Malheureusement, leur set n’aura été qu’un petit échauffement d’à peine 20min.  

La chaleur est maintenant insoutenable, chaque personne assurant son espace vitale sous peine de suffoquer ou d’éponger son voisin. Une généreuse dame me prête un élastique, ce qui a clairement sauvé ma vie, Merci. Vêtu de sa filandreuse tenue de scène, Jonsi apparaît doucement dans  notre champ de vision avec pour seule compagnie, sa guitare. Il enchaînera All By Friends (une petite ballade acoustique que je ne connaissais absolument pas) et Hengilas cette fois-ci avec une partie de son groupe. Bien que le public reste bouche bée face l’incroyable voix de Jonsi, personne ne pourra nier qu’il aura fallu une bonne dizaine de minutes avant que le concert prenne réellement une tournure interessante. En attendant, on a pu toutefois admirer un décor magnifique composé de 2 écrans superposés en fond, plus deux minis écrans sur le coté de la scène cachant certainement un obscur instrument. Et v’la qu’ils te passent des papillons, des oiseaux et toutes sortes d’êtres vivants sauvages(certainement islandais ouiouioui). Pas un mot n’est prononcé. Un peu vexant mais compréhensible. Apres tout, à quoi bon? Le public observe quant à lui un silence respecteueux mais disons-le un peu géné.  Puis, Kolniður est arrivé et ce fut la joie. La joie du public, le premier sourire de Jonsi, la première étincelle musicale. Il faut tout de même préciser que Kolniður, c’est également le morceau qui amenera les percussions sur scene car ce set a tenue, certes grace à la voix unique de Jonsi mais aussi et surtout grace au gigantesque batteur qui sous ses airs de motar johnnyphile tiendra la mesure de ce set avec un enthousiasme extremement communicatif. Suivront quelques nouvelles chansons d’une qualité tout à fait admirable. C’est néanmoins avec l’enchaînement de Go Do Et Boy Lilikoi que Jonsi arrivera à nous faire décoller du sol et nous amener dans son univers. Au fur et à mesure on se rend vite compte que le décor n’est pas juste le support de quelques images projetées, c’est la paroi d’une bulle à laquelle Jonsi nous invite à rentrer, et petit à petit on y pénètre, d’abord timidement puis ouvertement en s’exclamant, en clapotant des mains et des pieds. Avec la chaleur étouffante du bataclan, on se sent presque défaillir à faire mes mouvements trop brusques, mais qu’importe si il faut mourir un jour ça sera aujourd’hui. La chanson au piano (dont même la playlist refuse de me donner le nom) plonge le set dans un mysticisme islandais irréel. Around Us terminera le concert avec une si belle simplicité que le public est désormais au pied de Jonsi. Apres une averse d’applaudissements et de cris fanatiques, le groupe revient s’installer suivis de Jonsi qui a entre-temps revetu sa coiffe et son boa de plumes afin de se mettre tout à fait Animal Arithmetic dans la peau. L’ambiance est cette fois-ci survolté et il ne faudra pas plus d’une demie seconde pour que Jonsi se roule dans tous les sens (au limite du crédible parfois), ils enchaîneront avec l’ultime Grow Till Tall. Le crescendo est si prenant que l’on remarque à peine le sol tremblé sous les bass oppressantes du déluge. Le tonnerre gronde et illumine à coup de stroboscope le Bataclan en extase. C’est la nature qui se déchaîne sous le commandement de Jonsi. A voir les yeux illuminés de chacun, c’est bel et bien un évènement surnaturel qui vient de se produire ce soir. Sous la réclamation du public ils viendront nous saluer timidement puis repartiront presque aussitôt.1h20 de concert, juste le temps d’avoir le dernier train et retourner nous coucher l’Islande en tête. 

Le concert de Jonsi, fut donc une véritable claque à mon être blasé. Je m’inquiète tout de même un peu sur le fondement de tout ceci car, il faut bien se l’avouer, sans la batterie, ce concert aurait été d’un ennui mortel. Je reste donc un peu perplexe sur les retords de toute cette joie…mais bon on s’en fout un peu hein.

Pour les photos je remercie http://dgeode.canalblog.com/.

Setlist

Human After All

7 Juin

Chers Lecteurs, chères lectrices,

Forcée de constater que ce blog part à la dérive, une réforme s’impose! Cette fois-ci je ne promettrais pas des post plus régulier, étant maintenant chroniqueuse sur Voluume (si je suis pas virée d’ici là pour incompétence, ahah) cela va être un peu compliqué. Toutefois, je tiens à rendre « l’âme » du Axeley vivace et pertinent du début. Mine de rien, ce blog à plus de 2ans, (en fait, Axeley a 3 ans si on répertorie le nombre d’essai bloggesque raté) il était tant que je bichonne un peu plus cet endroit. Toujours de la musique à foison évidemment, c’est un blog musicale, mais un peu plus charmant et sympa à voir. Bref, on va essayer et voir ce que ca donne.

Niveau concert.

Je me suis rendue compte que je n’avais même pas fait de review de mes concerts. C’est une honte, oui, une honte je vous dit.  Première le concert du 8 mai (oui, ca date) des LCD Soundsystem était juste une pure tuerie. Je me suis malheureusement rendu compte que les LCD c’était finalement pas vraiment ma grande passion. C’était un excellent concert il n’y a rien à dire mais voilà, mon cœur n’a pas vibré au son de New York I love you…. Autre concert, cette fois-ci le 21 mai, celui des Cocorosie. C’est le groupe que l’on dit « magique », « ayant un charme particulier » sur cd oui en effet. En concert, j’avoue n’avoir pas du tout été emballée. Cela venait peut-être de moi mais il me faut plus que quelques froufrou et quelques coups de synthés pour m’impressionner…

Sinon, pour les lecteurs radins tels que moi, la programmation des Fnac Indétendances est enfin révélée. Ca se passera donc sur le parvis de l’Hotel de Ville (je regrette un peu les quais tout de même) du 23 juillet au 14 août. A vous de faire le tri!
23.07.2010 : Arno, Bazbaz, Féloche, La Maison Tellier
24.07.2010 : Vismets, Pamela Hute, Arpad Flynn
30.07.2010 : Beat Assailant, Casey, Rocé, Nouvel R
31.07.2010 : Nada Surf, Lonely Drifter Karen, Lilly Wood & The Prick, Lafayette
06.08.2010 : Plastiscines, Coming Soon, Gush
13.08.2010 : Tricky, Uffie, Boogers, 0800
14.08.2010 : Danton Eeprom, Pulpalicious, Mr Nô, Acid Washed, Chloé

Black Eyed Peas @ Bercy (04/06/10)

7 Juin

Les gens sont dingues. 15h, nous arrivons à la fil d’attente est déjà impressionnante. Le résultat étant que nous nous retrouvons au milieu de la fosse de bercy. On sent déjà l’attirail caché derrière le rideau noir mais c’est un pauvre mec derrière sa platine qui passe quelques titres pour nous chauffer. Puis vient Cheryl Cole, ex-chanteuse des Girls Aloud. Et vas-y que ca bouge de partout. Quelques danseurs sur-magnétisés  assurent un décor ma foi pas mauvais mais profondément ridicule. La musique de Cheryl n’est pas désagréable dans le fond (personne ne pourra remplacer Mademoiselle K dans mon cœur) mais tout est sur-lissé, on croirait se taper l’album au supermarché. Bref ça se termine assez vite, avec tout ça je suis heureuse d’avoir pensée à mes boule quies.

On attends un petit moment l’arrivée des Black Eyed Peas. Déjà je dois l’avouer j’adore les BEP, pour moi c’est l’accomplissement de la musique du peuple (à paraitre snob, je le suis) ça bouge, c’est pop, c’est rap, c’est funk, c’est même electro. Bref comment pourrait-il décevoir? Ben je me le demandais jusqu’à samedi soir. Pour commencer ce show (car ce sera bel et bien un Show ce soir), les BEP se sentent obliger de nous montrer de quoi leur machine est capable. (De quoi rassurer les investisseurs que leur argent soit bien placé.) Et avec tout ce gros machin, j’y croyais presque. On se dit que ce soir, ca sera la soir où je vais pouvoir parler des BEP sur mon blog, que les indie rockeur comprendront qu’il y a du bon dans chaque groupe même si il passe sur nrj 3 fois/heure. Puis ils entament Let’s Get It Start et c’est le désenchantement. Bizarrement ça me fait le même effet qu’au concert de Yuksek : le public est surexcite, l’ambiance est exceptionnel mais la musique ne donne en aucun cas envie de bouger. La différence c’est que Yuksek, s’est un peu rattrapé. Le show est exceptionnel disons le clairement ; ca brille de partout : c’est tout ce dont on rêve de Bercy. Les tubes de E.N.D s’enchainent mais aucune émotion n’en sort. Même la sublime #guiltypleasure Meet Me Halfway est enfouie dans les cries d’autiste de Fergie. Fergie, le maillon faible d’ailleurs, autant elle ne chante pas si mal que l’on dit autant elle ne sert strictement à rien. On s’apercevra d’ailleurs tres vite que le seul à valoir vraiment le coup dans tous ce bazar c’est bien Will.I.am, et ça se confirmera très vite lorsqu’il entamera son rap, qui ma foi fut la seule partie du concert où j’ai sentis quelque chose d’un peu musicale. Mais une fois terminé, les festivités reprennent. L’arrivée des solos est la bonne excuse pour encore une fois nous montrer leur couille en or (moto à la tron, les danseuses en robot de metropolis ou la grosse influence daft punkienne dans les costumes, ça c’est le bon coté de la force). Miracle once again : Will.I.Am en mini DJ set. Mise à part le malheureux écart de gout avec Micheal Jackson (quoi que l’on me dira je ne le supporte pas), il n’hesite pas à enchainer Song 2, Sex On Fire (bon ok, mais c’est toujours du KOL) et finira par mettre le clip de I’m In The House. Pump it arrivera un peu à se démarquer tandis que Don’t Lie et Shut Up seront d’une banalité affligeante. Where Is the Love? sera jolie mais pas du tout émouvant. Il finiront leur concert par I Gotta Feeling, mouais quoi.

Ce concert ne remets pas en cause leur albums plutôt bons, ni leur talent qui est certainement là quelque part, ce concert remet en cause, une machinerie diaboliquement mis en place par un effet de masse inflationniste. En fait, on se rend vite compte que ce n’est pas tout ces beaux effets, ni même la musique qui a tenu ce concert jusqu’au bout, c’est l’amour d’un public. C’est même plutôt impressionnant de voir à quel point le public peut transcender un concert, qui n’avait rien(ou en tout cas pas les bons éléments) au départ, en une sorte de communion inter-bercy magistral et à ce jour inégalé parmi les concerts auxquels j’ai assisté.  En somme, un concert plus impressionnant que bon.

Setlist (20 mai)

  1. Let’s Get It Started
  2. Rock That Body
  3. Meet Me Halfway
  4. Alive (snippet)
  5. Don’t Phunk with My Heart
  6. will.i.am Freestyle
  7. Imma Be
  8. My Humps
  9. Missing You
  10. Bebot (Apl.de.ap solo)
  11. Mare (Apl.de.ap solo)
  12. Rocking to the Beat (Taboo solo)
  13. Fergalicious (Fergie solo)
  14. Glamorous (Fergie Solo)
  15. Big Girls Don’t Cry (Fergie solo)
  16. Will.I.Am DJ set
  17. Video Interlude
  18. I Am In The House
  19. Pump It
  20. Don’t Lie
  21. Shut Up
  22. Where Is the Love?
  23. Encore:
  24. Party All the Time (Intro)
  25. Boom Boom Pow
  26. I Gotta Feeling

[Youtube=http://www.youtube.com/watch?v=2s07lGHlcUU&feature=related]

The Suburbs

1 Juin

J’avais beau essayé de faire un article construit avec une sublime playlist mais rien à faire un morceau rejailli à chaque fois. Impossible d’y résister donc obligatoirement ici : Le nouveau single des Arcade Fire, « The Suburbs » . C’est d’une telle évidence, ça me donne envie de chialer. Je n’attends plus que le 2 août…

+ ARCADE FIRE EN CONCERT LE 5 JULLET . Je suis au paradis.

Arcade FireThe Suburbs

Foals @Trabendo [15/04/10]

17 Avr

Je viens de relire ma review du concert des Foals d’il y 2 ans. Cela faisait à peine une semaine que j’écoutais Antidotes, j’étais vraiment bête : « Je ne sais pas s’ils seront encore là dans 10ans mais tant qu’ils sont dans le coin profitez en. « Antidotes » multipliés par 10 = JOUISSIF !« . Je ne sais toujours pas si ils seront là dans 10 ans, mais après le concert de ce soir, je pense qu’ils le méritent amplement. En fait, en me rappelant du premier Trabendo, je me rend vraiment compte à quel point, les Foals ont changé. Leur présence sur scène est passé de l’autisme geek à un groupe qui a une parfaite maitrise de son espace, un groupe bien dans ses baskets en fait.  Les nouvelles chansons (sur lesquelles je reviendrais un peu plus tard) s’incrustent parfaitement à la setlist et lui donne une profondeur inestimable. (et une longévité :  passé de 45min à 1h de set, c’est notable). Les Foals ont changé ; Ils ont décidé d’accentuer le coté Red Socks Pugie plutôt que l’efficacité personnifié de Cassius. Personnellement, je trouve que c’est une excellente chose. Comme si,  c’était une continuité logique, si évident que personne ne peut le nier.

La première partie, assurée par The Invisible, fut une véritable réussite.  Un groupe  mystico-ambiant-electro, vraiment doué et proposant des morceaux bricolés  avec soin. En fait, c’est assez impressionnant,  je n’aurais pas cru possible qu’une première partie puisse être une aussi belle découverte(avec Kissogram et The New Wine évidemment ). Bref, de vrais pro, je ne peux que vous conseiller d’écouter par vous même ces petits gars là.

Les Foals rentrent en scène vers 21h, la foule s’agite, se tortille dans tous les sens. Total Life Forever servira d’introduction. Je ne la connaissais pas du tout, donc j’admets avoir mis du temps à accrocher. Cassius remets tout le monde en place. Je n’arriverai jamais à comprendre pourquoi ils la font si tôt, peut-être pour nous chauffer à blanc. Dans tous les cas, ça a marché. Le Trabendo est maintenant dégoulinant de sueur, de bière et autres. Ils enchainent avec Olympic Airways. Morceau que, finalement, j’apprécie de moins en moins mais d’une efficacité scénique indiscutable. Là, où les choses sérieuses commencent, c’est bien sur lorsque les premières notes  de Miami se font entendre. J’avais lu une critique de cette chanson, la qualifiant d’entêtante mais faible. Pour être franche, je crois que ce fut l’une des plus grandes émotions de ce concert. C’est comme si on découvrait enfin le nouveau visage des Foals, qui reste, quoi que l’on en dise, familier. Un frisson par ci par là, et on sourit béatement. Miami faible? Vraiment pas pour moi. Ils glissent, ensuite, l’implacable Balloons. Malheureusement, pas de ballons pour ce soir, les ayant oubliés(inexcusable, je sais bien). La foule reprend le contrôle de la fosse. Tout devient plus violent, plus intense…meilleur. Blue Blood, encore une nouvelle, est elle aussi, très très efficace. Finalement, je n’ai pas la sensation que les Foals se soit si éloigné d’Antidotes mise à part dans le chant. Oui, le chant. Autant dire que Yannis s’est pris pour Robert Smith, la ressemblance était presque effrayante. Malheureusement, je n’ai pas trouvé ça très très juste, bien que du rock juste  ne serait que de la pop… Le nouveau single This Orient, que je trouvait très moyen ici, est en fait, quelque chose de vraiment énorme en live. Une sorte de boule d’énergie supersonic s’étalant vitesse V, projetant des ondes sonores aux 4 coins de ton cerveau. La sensation est folle, on se croirait dans un monde parallèle. Ça doit être par là, que j’ai compris que je n’étais qu’une groupie sur-dosée aux Foals. En fait, je crois que c’est Spanish Sahara qui me permettra de conclure un peu plus tard dans cet review, que les Foals sont officiellement devenu l’un de mes groupes favoris. J’attendais beaucoup de Spanish Sahara, car il faut bien le dire, la version studio avait mis la barre bien haut. Finalement, je ne fus pas si impressionnée, contente de constater que c’était aussi beau en vrai, mais j’attendais certainement à quelque chose d’encore plus…voilà. Red Socks Pugie rétablie Antidotes en mettre de cérémonie. L’émotion est multiplié par 100. Des percutions à vous en faire chialer. Je vous parlais de la voix toute à l’heure de la voix, mais Red Socks Pugie est le genre de morceau des Foals qui vous font penser que c’est vraiment l’instrument qui vous fait tant vibrer, le math-rock ne serait pas né sans ces guitares de dingues et ces solos de batterie, de basse. Bref, j’aime. Electric Bloom où quand le set prend des allures de rassemblement sectaire, tout le monde récite son mantra avec une concentration presque surnaturelle. Elle marque également la fin de ce concert.

Il reviendront assez vite avec l’incontournable The French Open et enchaineront avec l’impossible, le dévastateur, la bête, Two Steps Twice. Un espèce de gros défouloir géant. On aurait presque des tendances masochistes à vouloir se défoncer dans ce pogo géant. « Papada papada papaa ». La fin relevait de la science fiction. Je sors de là, à moitié défoncé, comme un drogué après un fix, j’en perds mon pass navigo, mais les grèves n’attendent pas, il est temps de courir attraper mon ultime train.

En somme, vous l’aurez sans doute devinez, le 15 avril 2010 au Trabendo, c’était un concert de dingue. Une sorte de furie dans vos têtes. Les Foals ont grandis si vite, que je me sens presque larguée. Je viens de comprendre que jusque là, je ne savais pas vraiment pourquoi j’accrochais tant avec ce groupe, maintenant, j’ai crois avoir saisi le fond de la chose. Cet espèce de magma en continuel fusion, c’est juste la Vie. (Oui, cela m’a vraiment plus. Et oui, je deviens vite niaise quand quelque chose m’a vraiment plus.). J’ai lu pas mal d’avis sur ce concert, je ne suis pas sur qu’on n’arrive tous à ce mettre d’accord. Dans mon cas, je suis plus que conquise. C’était les Foals, l’un de mes groupes préférés.

Setlist

Total Life Forever
Cassius
Olympic Airways
Miami
Balloons
Blue Blood
This Orient
Spanish Sahara
Red Socks Pugie
Electric Bloom
—-
The French Open
Two Steps, Twice


[Youtube=http://www.youtube.com/watch?v=9Y6W_tmEMEw]

Pour les photos remercions SOV

Rock En Seine 2010, Here we go!

30 Mar

Lecteurs, Lectrices,

J’ai l’honneur et le plaisir de vous annoncer…Les premiers noms pour Rock En Seine 2010 !

MASSIVE ATTACK, ARCADE FIRE, BLINK 182, CYPRESS HILL,QUEENS OF THE STONE AGE, PAOLO NUTINI, THE KOOKS, BEIRUT, 2 MANY DJ’S, LCD SOUNDSYSTEM, BLACK REBEL MOTORCYCLE CLUB, FOALS, TWO DOOR CINEMA CLUB, WAVE MACHINES, FAT FREDDY’S DROP, KELE OKEREKE, CHEW LIPS…

Pour plus d’info, autant aller voir sur le terrain : http://www.rockenseine.com/

En gras, ma petite sélection (oui, certains noteront la présence de Paolo Nutini et l’absence de Beirut…c’est ainsi). Cette année 2010 sera rempli de forte émotion. Les grosses affiches donnent l’eau à la bouche, Arcade Fire (après les avoir vu je pense pouvoir mourir en paix) Massive Attack, QOTSA..Que des noms qui ne déçoivent pas. A l’échelle de la seconde scène(je dis ça à vue de nez, aucune annonce n’a été fait. D’ailleurs, une 4eme scène pourrait très bien chambouler toutes mes prévisions.), je n’ose même pas parlé des LCD Soundsystem et des Foals que je vais voir dans très peu de temps. Puis, Rock En Seine, c’est aussi l’occasion de voir des groupes qu’ont aurait pas eu le réflexe d’aller voir en concert tel que les TDCC. Et enfin, il y a les petites surprises comme la présence de Kele Okereke. Certes, c’est pas les Libertines à Reading mais ca en jette pas mal…